Prier, c'est facile !

28 juillet 2016

Prière à Notre-Dame de Montligeon

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Notre-Dame Libératrice,

prends en pitié tous nos frères défunts,

spécialement ceux qui ont le plus besoin de la miséricorde du Seigneur.

Intercède pour tous ceux qui nous ont quittés

afin que s’achève en eux l’oeuvre de l’amour qui purifie.

Que notre prière, unie à celle de toute l’Église,

leur obtienne la joie qui surpasse tout désir

et apporte ici-bas consolation et réconfort

à nos frères éprouvés ou désemparés.

 

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 Mère de l’Église, aide-nous, pèlerins de la terre,

à mieux vivre chaque jour notre passage vers la résurrection.

Guéris-nous de toute blessure du cœur et de l’âme.

Fais de nous des témoins de l’Invisible,

déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir,

des apôtres de l’espérance semblables aux veilleurs de l’aube.

 

 

 Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints,

rassemble-nous tous un jour, pour la Pâque éternelle,

dans la communion du Père avec Jésus, le Fils,

dans l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles.

Amen.

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27 juillet 2016

J’arriverais au ciel avec des sparadraps un peu partout

 

Seigneur,

 

Ton amour est vulnérable

Comme celui d’une mère.

Tu es « ému jusqu’aux entrailles »

Tu débordes de compassion

Quand un de tes enfants viens vers toi,

Déchiré,

Par l’aveu de sa misère.

 

Me voici devant Toi

Comme un enfant blessé

Qui ne cherche pas à cacher ses plaies

Devant sa mère,

Car c’est en lui, découvrant son mail, il le sait,

Qu’il va raviver sa tendresse maternelle.

 

Je suis ton enfant qui apprend à marcher,

Tombe, titube et tombe encore,

Se cogne au rebord de la table

Et s’entaille les lèvres ou l’arcade sourcilière.

J’ai des bosses et des blessures sur le front,

Sur les genoux, partout…

 

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Mais je sais, que le jour où son enfant

Devient un homme libre,

Prenant sa vie en main,

Une mère ne se souvient plus qu’en riant

De toutes ces bêtises passées.

Toi aussi Seigneur, Tu t’intéresses plus

A mon avenir

Qu’à mes péchés de jeunesse.

 

 

Tu regardes toujours devant

Et jamais en arrière.

J’arriverais au ciel

Avec des sparadraps un peu partout,

Et des cicatrices plein le cœur.

Qu’importe, Seigneur !

L’essentiel n’est-il pas de marcher

Et d’arriver jusqu’à toi ?

 

Je sais, Seigneur, que tu m’aimes.

Et faire l’aveu de mon péché

Devant quelqu’un qui nous aimes

N’est jamais honteux, mais libérateur.

 

Michel Hubaut  O.F.M.

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21 juillet 2016

Le dernier hommage

18 juillet 2016 : C'est sous un superbe et très chaud soleil comme il l'aimait, que le Révérent Père Jean Michal a rejoint sa maman au cimetière de Pont de Beauvoisin, accompagné de sa famille.

Les béatitudes ont été judicieusement choisies par le Père ayant présidé cette cérémonie tant pour désigner la prêtrise que pour souligner l'attitude de Jean pendant toute sa vie missionnaire et au cours de ces dernières années où il ne souhaitait que de s'occuper des autres résidents plutôt que l'on s'occupe de lui.

DSC_0053Voyant les foules, Jésus gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s'approchèrent de lui. Et prenant la parole, il les enseignait en disant:

"Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les doux, car ils posséderont la terre. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi.

Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux. (Matthieu 5, 1-12)

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Le poëme de Monseigneur Marcel Perrier a été lu ensuite rappelant que le RP Jean l'avait adressé à tous ses amis il y a quelques années.

* dieu est écrit avec une mininuscule pour les dieux en général et un dieu en particulier, mais avec une majuscule lorsqu'il s'agit du dieu des monothéistes, pour eux unique et seul existant : Dieu.


Je ne crois pas au dieu qui dirigerait tout, tous les évènements, chaque instant de nos vies.
Mais je crois en un Dieu qui crée nos libertés, quels que soient nos chemins.

Je ne crois pas au dieu qui laisserait tomber, après quelques années, ses enfants au néant.
Mais je crois en un Dieu, Père toujours fidèle, serviteur de la vie.

Je ne crois pas au dieu qui pourrait décider de la mort des vivants, fixant le jour et l’heure.
Mais je crois en un Dieu qui fait vivre les morts d’une étincelle de vie.

Je ne crois pas au dieu derrière les nuages, spectateur bien lointain de l’histoire des hommes.
Mais je crois en un Dieu venu en Jésus-Christ * partager notre vie

Je ne crois pas au dieu surveillant pointilleux de tous nos manquements.
Mais je crois en un Dieu passionné de bonheur, vivant d’Esprit d’Amour, dynamisant nos cœurs.

Enfin, tous ont récité "Je vous salue Marie", qu'il aimait tant prier, Marie "sa maman" du ciel, elle a qui il a voué sa vie (oblat de Marie immaculée selon le souhait de sa regrettée maman d'ici bas), et au pied de laquelle il s'est incliné lors de la procession qui a eu lieu lors de son ordination à quelques mêtres de ce cimetière.

 

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 Le voilà chez lui, dans un décor qu'il conservait dans son coeur depuis son enfance. Et il emporte avec lui tant de visages, d'histoires, de joies et de souffrances rencontrées au cours de sa vie, notamment au Laos, mais surtout en Haïti où il aurait tellement souhaité pouvoir finir sa vie comme Monseigneur Hubert Constant, ou le Père Sarrazin.

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13 mai 2016

Un premier hommage

Le Père Jean Michal s'est éteint dans sa chambre de l'EHPAD Saint François d'Assise à la Croix Rousse de Lyon.

Ayant donné son corps à la science, il n'était pas physiquement présent lors de la célébration du 13 mai 2016 très émouvante et chaleureuse organisée avec coeur par les pères et soeurs haïtiennes qui se sont réunis dans la chapelle avec la famille.

         Chant Haïtien

Bon Dieu invité-m nan fête lakay li

Al’on mervey çaa…

Depuis bien lontan lap espéré moin

Fête-la belle ! Fête la belle !

 

Cé Bon Dieu ki rélé moin

Ki konvoqué-m Tandé

Cé li min-m kal chéché moin.

Ki entouré-m. Alléluia ! 

Traduction

 

Le Seigneur m’invite à la fête chez lui

Quelle merveille !

Depuis longtemps, il m’attend.

Quelle belle Fête ! Quelle belle Fête !

 

C’est le Seigneur qui m’appelle

Et me convoque vraiment

Il vient à ma rencontre

Et m’entoure. Alléluia.

 

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 Merci à eux pour ce moment fort de partage et de recueillement, avec les chants Haïtien que Jean aimait tant, et avec les témoignages rappelant la personnalité de Jean, et des moments révélateurs de sa simplicité et de son souhait de toujours réunir ceux qu'il aimait.

 

 Chacun a ressenti sa présence dans les coeurs et autour de cette eucharistie.

 

Kantic Kréole préféré du Père Jean Michal

 

Fom di bondié mési

Pou tout sa-l fè pou moin

Sé nan fason ma-p viv.

Chak jou map di-l mési.

 

Oui, for di bondié mési.

Pendant tout tan mapé viv.

Jus moin rivé la kay-li.

Nan chemin-l pou-m maché.

 

Traduction

Je veux dire merci au Bon Dieu

Pour tout ce qu’il a fait pour moi.

C’est dans ma façon de vivre,

Chaque jour, je lui dirai merci !

 

Pui, je veux dire merci au Bon Dieu

Durant toute ma vie,

Jusqu’à ce que j’arrive dans sa maison.

C’est son chemin que je veux suivre

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12 janvier 2015

Manifestation solidaire unanime et unitaire pour la liberté

Quelle émotion que ce symbole fort de la volonté internationale de résistance au terrorisme et aux attaques contre les libertés quelles qu'elles soient.

De nombreux dirigeants représentant tous les continents et des pays de multiples religions défilent dans la rue, ensemble, malgré les conflits les opposant. 

Derrière eux, des anonymes par milliers, unis par une cause unique.

Plus de 3 300 000 personnes rien qu'en France dont presque la moitié à Paris ! Et beaucoup encore à l'étranger. 

 

Cela veut-il dire qu'il est temps de décider dans quel monde nous voulons sur vivre ?

 

Seigneur,  merci pour cet élan d'humanité,  pour cette joie par delà la tristesse, pour cette spontanéité forte et paisible qui disent la fraternité et le refus de l'isolement et de la ségrégation. 

 

 

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10 janvier 2015

Je suis Charlie et solidaire

C'est fini mais cela ne fait que commencer.

 

L'ignominie qui s'est déroulée depuis 3 jours génère une réponse de solidarité à Paris, en France mais dans le monde entier. 

C'est heureux même si cela n'efface pas la tristesse et la sideration.

Prions qu'elles que soient nos religions, pour les victimes, leurs proches et familles ; pour les diverses religions et ceux qui défendent les libertés et la dignité des hommes et des femmes.

Nous avons entendus les témoignages d'imams, de rabbins, de représentants des protestants, d'évêques et du pape François.  Un texte est lu à chaque messe de ce WE. 

Le mouvement populaire spontané de ces derniers jours et de ce WE est un geste unitaire abolissant les différences de pensée et de croyance.

SEIGNEUR,

APPORTE LE RÉCONFORT AUX PROCHES DES VICTIMES ;

DONNE A CHACUN LE COURAGE DE L'UNITÉ ET LA CLAIRVOYANCE POUR ÉVITER LE HAINE ET SEMER LA SOLIDARITÉ ET L' OUVERTURE D'ESPRIT.

NOUS T'EN PRIONS. 

 

 

 

 

 

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23 novembre 2013

Le foulards blanc


 

"C’est une histoire vraie : Jean, 20 ans, avait fait une saloperie immonde à ses parents. Vous savez... la saloperie dont une famille ne se remet pas, en général.

Alors son père lui dit: “Jean, fous le camp ! Ne remets plus jamais les pieds à la maison !“

Jean est parti, la mort dans l’âme.

Et puis, quelques semaines plus tard, il se dit: “J’ai été la pire des ordures ! Je vais demander pardon à mon vieux... Oh oui ! Je vais lui dire: pardon.”

Alors, il écrit à son père : “ Papa, je te demande pardon. J’ai été le pire des pourris et des salauds. Mais je t’en prie, papa, peux-tu me pardonner?

“Je ne te mets pas mon adresse sur l’enveloppe, non... Mais simplement, si tu me pardonnes, je t’en prie, mets un foulard blanc sur le pommier qui est devant la maison. Tu sais, la longue allée de pommiers qui conduit à la maison. Sur le dernier pommier, papa, mets un foulard blanc si tu me pardonnes.”

“Alors je saurai, oui je saurai que je peux revenir à la maison.”

Comme il était mort de peur, il se dit: “Je pense que jamais papa ne mettra pas ce foulard blanc. Alors….

…  A vous d’inventer la suite de l’histoire  …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

… Alors, il appelle son ami Marc, qui est pour lui comme un frère, et dit: “Je t’en supplie, Marc, viens avec moi. Voilà ce qu’on va faire : je vais conduire jusqu’à 500 mètres de la maison et je te passerai le volant. Je fermerai les yeux. Lentement, tudescendras l’allée bordée de pommiers.

Tu t’arrêteras. Si tuvois le foulard blanc sur le dernier pommier devant la maison, alors je bondirai. Sinon, je garderai les yeux fermés et tu repartiras. Je ne reviendrai plus jamais à la maison.”

Ainsi dit, ainsi fait. À 500 mètres de la maison, Jean passe le volant à Marc et ferme les yeux. Lentement, Marc descend l’allée des pommiers. Puis il s’arrête. Et Jean, toujours les yeux fermés, dit: “Marc, mon ami, mon frère, je t’en supplie, est-ce que mon père a mis un foulard blanc dans le pommier devant la maison ?“

Marc lui répond: “Non, il n’y a pas un foulard blanc sur le pommier devant la maison... mais il y en a des centaines sur tous les pommiers qui “conduisent à la maison!”.

 

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Puissiez-vous, Frères et Soeurs, vous qui avez entendu cette belle histoire du foulard blanc, emporter dans votre coeur des milliers de foulards blancs.

Ils seront autant de miracles que vous sèmerez partout, en demandant pardon à ceux que vous avez offensés ou en vous pardonnant vous-mêmes.

Alors vous serez des « êtres de miséricorde »

 

Texte de Guy Gilbert

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