21 août 2007
Se nourrir de Dieu : Benoît XVI
Elle avait beau venir du « ciel », la manne n'était qu'une nourriture terrestre, voire une nourriture de substitution, qui devait cesser dès qu'on avait quitté le désert pour des contrées habitées.

Mais l'homme a une faim plus grande, il a besoin de plus. Le don qui nourrit l'homme en tant qu'homme doit être plus grand, il doit se situer sur un autre plan. La Torah est-elle cette autre nourriture ? En elle, par elle, l'homme peut, d'une façon ou d'une autre, faire en sorte que la volonté de Dieu devienne sa nourriture (cf.Jn 4, 34). Oui, affirma Benoît XVI, la Torah est du « pain » venu de Dieu, mais elle nous montre, pour ainsi dire, seulement le dos de Dieu, elle est « ombre ». « Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde » (Jn 6, 33). Lorsque les auditeurs ne comprennent toujours pas, Jésus répète, encore plus clairement : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif » (6, 35).
La Loi est devenue Personne. Dans la rencontre avec Jésus, nous nous nourrissons pour ainsi dire du Dieu vivant lui-même, nous mangeons vraiment le « pain venu du ciel ». En conséquence, Jésus avait déjà d'emblée clarifié que la seule œuvre que Dieu demande consiste à croire en lui. Les auditeurs avaient demandé à Jésus : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » (Jn 6, 28). Le mot grec ergazesthai que nous trouvons ici, signifie « gagner en travaillant (Ibid., p. 298) ». Les auditeurs sont prêts à travailler, à œuvrer, à accomplir des « œuvres » afin de recevoir ce pain. Mais on ne peut pas le « gagner » par le travail humain, par nos propres efforts. Il ne peut venir à nous que comme un don de Dieu, comme une œuvre de Dieu. Dans ce dialogue, nous trouvons toute la théologie paulinienne. Le bien suprême et véritable, nous ne pouvons l'acquérir par nos efforts. Nous devons accepter le don, et nous devons entrer dans la dynamique de ce qui nous est donné. Cela se fait dans la foi en Jésus, qui est dialogue, relation vivante avec le Père, et qui veut redevenir en nous parole et amour.
Comment pouvons-nous nous « nourrir » de Dieu, comment pouvons-nous vivre de lui, en sorte qu'il devienne notre pain ? Cette question n'a pas encore trouvé de réponse complète. Dieu devient du « pain » pour nous, tout d'abord dans l'incarnation du Logos. Le Verbe se fait chair. Le Logos, indique Benoît XVI, devient l'un de nous ; il se met ainsi à notre niveau, dans ce qui nous est accessible. Mais un autre pas est nécessaire au-delà de l'incarnation du Verbe et Jésus l'exprime ainsi à la fin de son discours : « Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie » (Jn 6, 51). Au-delà de l'acte de l'incarnation, ce mot suggère son but profond et sa dernière réalisation : le fait que Jésus se donne jusque dans la mort et dans le mystère de la Croix.
Cela se manifeste encore plus clairement dans le verset 53 où le Seigneur précise qu'il nous donne aussi son sang à « boire ». Ce mot nous renvoie clairement à l'Eucharistie, mais ici apparaît surtout le sacrifice qui la fonde, le sacrifice de Jésus. Pour nous, Jésus verse son sang ; sortant pour ainsi dire de lui-même, il « s'écoule », il se donne à nous.
Eucharistie, sacrement de la miséricorde 19.08.2007 - BENOÎT XVI
Pour avoir accès au texte complet, cliquer sur ce lien : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1908072_mystere
20 août 2007
Nous sommes des infirmes invités à ta table
Seigneur,
Quand nous venons à la messe,
Nous sommes un peu des pauvres, des boiteux,
Des aveugles invités à ta table.
Apprends-nous à être plus forts sans dominer les autres ;
Apprends-nous à être meilleurs tous ensemble,
Sans oublier personne ;
Apprends nous à être les premiers à répondre à ton amour.
Prière extraite de Prions en Eglise Junior
16 août 2007
Marie, mère de l'Eucharistie
Salut, Marie, douce Mère de l'Eucharistie.
Avec douleur et un grand amour, tu nous as donné
ton Fils Jésus suspendu à la croix.
Faibles créatures que nous sommes,
nous nous attachons à toi
pour être des fils dignes
de ce grand AMOUR et de cette grande DOULEUR.
Aide-nous à être humbles et simples,
aide-nous à aimer tous les hommes,
aide-nous à vivre dans la grâce,
toujours prêts à accueillir
Jésus dans nos coeurs.
Ô Marie, Mère de l'Eucharistie,
nous ne pourrons jamais comprendre par nos propres forces
ce grand mystère d'Amour.
Obtiens-nous la lumière du Saint-Esprit,
car c'est seulement ainsi que nous pourrions comprendre,
ne serait-ce qu'un instant,
l'Amour infini de ton Fils Jésus
qui se donne à nous.
AMEN.
Marisa
09 juin 2007
Le geste de communion
Lors d’une messe de première communion à Lyon (Rhône – France), le célébrant a souligné la beauté et la richesse du geste de « tendre la main » lorsque l’on communie :
On tend la main pour donner,
pour accueillir,
pour demander,
pour recevoir,
pour embrasser…
Lors de la communion, nous tendons les mains vers Dieu…
… et nous ouvrons les poings en faisant un petit creux,

un petit creux c’est un peu de place
que l’on crée dans ses mains,
signe que l’on ménage cet espace
libre également dans son cœur
et dans sa vie.
Avez-vous déjà pensé ainsi à la portée de ce geste ?
Moi, non. Mais je ne l’oublierai plus.
13 avril 2007
Vertige
Je rentre dans l’église,
et je vois Ta sombre croix en bois brut, imposante et proche du vitrail où Dieu se montre tout puissant à la création du monde.
Mon œil est attiré par la veilleuse rouge du Saint Sacrement, coffre doré
où tu reposes, si discret sous la forme d’un morceau de pain azyme.
Mon esprit passe inlassablement de Ta toute puissance et de ta lourde croix,
à l’hostie, si fragile, si légère.
J’ai le vertige, Seigneur, car je n’arrive à assimiler que tu sois à la fois dans l’infiniment grand et l’infiniment petit.
© Facileaprier 2007