Prier, c'est facile !

Bonjour à toi, qui que tu sois. Que tu aimes prier, que tu cherches des idées pour alimenter ta prière et ta réflexion, ou que tu te demandes ce que c'est que la prière, ce blog est pour toi. N'hésite pas à me laisser tes commentaires. Bonne visite.

18 mai 2008

Le ressuscité

Seigneur,
T’ai-je vu différemment de Paul,Varenne_Agneau
De Jean, de Pierre, de Thomas,
De Jacques ou de Marie,
Où en te niant, on t’affirmait,
Où en ne te voyant pas, on savait,
Où en péchant, on découvrait,
Où en doutant, on touchait,
Où en priant, on affirmait,
Où en pleurant, on nommait ?

Et quand on s’apercevait
Tu n’étais déjà plus!
Alors on témoignait
De ce qu’on avait vu.

Yolande Girard

A partir de Jean 20-21

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08 février 2008

Le Carême des pauvres

Mendiant

Contrairement aux biens nantis
Lazarre ne jeûnait pas en carême
Car sa vie toute entière
Était un long calvaire…
Essuyant le mépris de ceux qui le jugeaient
Buvant le fiel de leur colère
Goûtant leur rejet
Il ne pouvait que se taire
Car même de son regard, on se détournait!

Alors, fermant les yeux, Lazarre priait
Pour qu’au moins le cilice de cette vie
Serve à sauver
Les choyés de la vie.

Les pauvres ne jeûnent pas en carême
Ils mangent dans la maison du Bon Dieu
Le Pain Béni
Et C’est le Bon Dieu Lui-même
Qui les rassasie!

Yolande Girard

A partir de Luc 16-20

Trouvé sur le site

http://www.interbible.org/interBible/cithare/poesie/2008/poe_080208.html

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19 décembre 2007

Va, Mon Fils … Dis-leur !

Va, Mon Fils … Dis-leur !

” Moi, dis Dieu, j’ai donné la vie.
J’ai donné aux hommes le monde entier
Afin qu’ils puissent être heureux.
Mais ce qu’ils ne comprennent
toujours pas,
C’est que Moi, Dieu,
Je suis la Vie et l’Amour
Et que je veux
me lier à eux comme à des amis.

Ce monde avec ses richesses,
Je veux qu’ils le partagent pour être heureux.
Or ils tuent la vie,
L’enfant est oublié, le chômeur rejeté, le petit piétiné.

Alors, Moi, Dieu, J’ai dit :ENFANT_JESUS
« il faut que J’envoie mon Fils ! »
Et je lui ai dit : « Va, mon Fils, va, mon Image,
Va leur dire qui Je suis
Et pourquoi Je les ai faits ! »
Dis-leur, dis-leur à tous que Je les connais,
Chacun par son nom.
Et qu’ils comptent infiniment à mes yeux.
Ainsi tu seras parmi eux Mon Visage humain.
Tu te feras enfant parmi les enfants
Et le jeu des enfants deviendra la joie de Dieu !
Tu te feras homme parmi les hommes
Et la joie des hommes deviendra la joie de Dieu !
Tu pleureras de leurs pleurs
Et leur souffrance deviendra la souffrance de Dieu !
Tu crieras de leurs cris
Et leurs cris deviendront le cri de Dieu !
Témoigne de Moi, jusqu’au bout s’il le faut
Pour qu’ils sachent tous qu’ils sont appelés au bonheur… »

Mon Fils est allé chez les hommes
Comme une gerbe de soleil au milieu de leur nuit,
Et tout l’amour qui dormait en eux a jailli comme un feu !
Mon Fils a fait tout ce qu’il fallait faire.
Il a donné sa Vie pour que l’homme vive,
Il a laissé son Message et son Esprit
À ceux qui l’ont suivi et qui le suivent encore.

Et Moi, dit Dieu, je les aide dans cette tâche.
Car je l’aime, ce monde, il fait partie de Moi-même.
Je voudrais que l’Amour et la Justice y règnent.
Je voudrais que les croyants vivent de mon Esprit.
Car il me tarde que tous, des plus petits aux plus grands
Sachent de quel amour ils sont aimés.”

Texte trouvé sur le site http://www.cathocambrai.com

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09 décembre 2007

J'attends, ...

attendre

J'attends, dit l'empereur Auguste,
le résultat du recensement.
J'ai hâte de savoir le nombre de mes sujets.

J'attends, dit Joseph,
de trouver un logement
pour ma famille qui va s'agrandir.

J'attends, dit Marie,
avec un peu d'angoisse, mais beaucoup d'espoir,
de mettre au monde le Roi du monde.

J'attends, dit le berger,
de voir l'Agneau de Dieu et d'en parler aux autres.

J'attends, dit le mouton,
de connaître ce fameux berger que Dieu envoie
pour les hommes.

J'attends, dit l'Ange,
de chanter à Dieu : ''Gloire !''
et d'annoncer aux hommes : ''Bonne Nouvelle !''

J'attends, dit Jésus,
de voir se rassembler en une seule famille
l'empereur et le berger,
l'homme et la femme,
l'ange et la bête :

Dieu les attend !

Père Pascal Daniel 

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01 décembre 2007

Connaissez-vous son nom ?

Amis, frères de partout,
il est venu celui qu'on attendait.
Connaissez vous son nom?

Je vais vous le dire et dans vos cœurs
son Nom chantera comme une flûte
dans le silence brumeux de la nuit.

Portes, ouvrez-vous!
Sur les chemins, faites de la place.
Préparez la maison.
Posez des lumières sur vos fenêtres.
Sachez que la longue attente est terminée.
Levez la tête!

Je vous le dis: Il est venu!
Connaissez-vous son Nom?
Je vais vous le dire
et son Nom éclatera
comme des poussières d'étoiles
sur la place du monde.

Aujourd'hui, lumineuse sera la nuit
et resplendissant le jour.
Car il est né l'enfant
qui change le monde.
Connaissez-vous son nom?

Sur son visage danse le sourire de Dieu.
Il est né, il restera avec nous
et la joie des hommes
devient la joie de Dieu.

Il est né, il reste avec nous
et la souffrance des hommes
devient la souffrance de Dieu.

Il est né, il reste avec nous
et l'amour des hommes
devient l'amour de Dieu.

Il est né, il reste avec nous
et ses paroles portent
la vie en elles comme un printemps
gonflé de promesses.

Connaissez-vous son Nom?
Je vais vous le dire
et je voudrai qu'il reste attaché
à votre coeur.
Il s'appelle EMMANUEL
Il est Dieu avec nous.

Père Charles Singer

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02 novembre 2007

2 novembre : Je te vois au présent...

Je te vois au présent,

sourire à mon arrivée,

m’accueillant chaleureusement ;

Je te vois désireux d_funt

De faire partager les plaisirs de la table

que tu aimes savourer ;

Je te vois m’écouter

lorsque je te dis mes préoccupations

constituant ma vie ;

Je te vois hésiter et choisir les mots

qui m’emportent à bord de tes arguments

vers tes convictions ;

Je te vois illustrer

d’enluminures colorées

les poèmes que j’écris ;

Je te vois chercher

ce qui comme cadeau ou geste

pourrait faire plaisir ;

Je te vois compatir

à la tristesse d’un deuil

ou d’une souffrance ;

Je te vois recueilli

en prière d’action de grâce

ou en recherche de la Vérité ;

Je te vois vivre

et chacune de tes actions

reste gravée dans le marbre

de ma mémoire ;

Et même si depuis longtemps

tu m’as quitté,

je te vois au présent

pour ce que tu as été.

© Facileaprier 2007

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26 septembre 2007

L'amour a fait les premiers pas

L’amour a pris la liberté, de négliger les convenances

Il s’est chargé de l’étranger, l’amour a pris la liberté

Il laisse les brebis fidèles, pour celle qui s’est égaré

L’amour a pris la liberté ; il attendait l’enfant prodigue

Il nous invite à le fêter… 

L’amour efface le passé, aucun n’osa jeter la pierre

Et tous les yeux se sont baissés, l’amour efface la passé

Il a vu l’homme dans sa lèpre, il n’a pas peur de l’embrasser

L’amour efface le passé, il nous redonne une autre chance

Il nous invite à pardonner…

Noël Colombier

Ces deux couplets sont si profonds.

Oui l'amour prends des libertés incroyables, prends des risques pour nous rejoindre. Un amour en toute sécurité... c'est impossible !

Oui l'amour efface le passé et nous invite à pardonner... pas à oublier, mais à rebâtir !

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24 septembre 2007

Je connais des bateaux

Ce poême chanté par Mannick a été choisi au cours d'une messe de mariage, la mariée étant bretonne.

Je le trouve très beau, et effectivement riche en symbole pour un mariage...

Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants les entraînent trop fort,
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile au dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir,
Et les vagues, jamais, ne les ont séparés,
Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu'ils en ont désappris comment se regarder,
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment surs de ne pas se quitter.

Je connais des bateaux qui s'en vont deux par deux
Affronter le gros temps quand l'orage est sur eux,
Je connais des bateaux qui s'égratignent un peu
Sur les routes océanes où les mènent leurs jeux.

Je connais des bateaux qui n'ont jamais fini
De s'épouser encore chaque jour de leur vie,
Et qui ne craignent pas, parfois, de s'éloigner
L'un de l'autre un moment pour mieux se retrouver.

Je connais des bateaux qui reviennent au port
Labourés de partout mais plus graves et plus forts,
Je connais des bateaux étrangement pareils
Quand ils ont partagé des années de soleil.

Je connais des bateaux qui reviennent d'amour
Quand ils ont navigué jusqu'à leur dernier jour,
Sans jamais replier leurs ailes de géants
Parce qu'ils ont le cœur à taille d'océan.

Marie-Annick Rétif 

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01 septembre 2007

Savoir aimer (Florent Pagny)

sourire_d_aimerDe retour d'un voyage à l'étranger, j'ai ouvert la radio et entendu cette chanson. Ma fille de 13 ans qui reprenait contact ainsi avec une langue plus familière écoutait attentivement les paroles et me dit : "Elles sont importantes ces paroles !"

Je le crois aussi ; Pas vous ?

Savoir sourire,
À une inconnue qui passe,
N'en garder aucune trace,
Sinon celle du plaisir
Savoir aimer
Sans rien attendre en retour,
Ni égard, ni grand amour,
Pas même l'espoir d'être aimé,

Mais savoir donner,sourire_d_aimer
Donner sans reprendre,
Ne rien faire qu'apprendre
Apprendre à aimer,
Aimer sans attendre,
Aimer à tout prendre,
Apprendre à sourire,
Rien que pour le geste,
Sans vouloir le reste
Et apprendre à Vivre
Et s'en aller.

Savoir attendre,
Goûter à ce plein bonheur
Qu'on vous donne comme par erreur,
Tant on ne l'attendait plus.
Se voir y croire
pour tromper la peur du vide
Ancrée comme autant de rides
Qui ternissent les miroirs

Savoir souffrir
En silence, sans murmure,
Ni défense ni armure
Souffrir à vouloir mourir


Et se relever
Comme on renaît de ses cendres,
Avec tant d'amour à revendre
Qu'on tire un trait sur le passé.

Apprendre à rêver
À rêver pour deux,
Rien qu'en fermant les yeux,
Et savoir donner
Donner sans rature
Ni demi-mesure
sourire_d_aimerApprendre à rester.
Vouloir jusqu'au bout
Rester malgré tout,
Apprendre à aimer,
Et s'en aller,
Et s'en aller...

Lionel Florence

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26 août 2007

Adieux à la vie (Gilbert)

Voici un poème de la fin du XVIIIème siècle, écrit par l’auteur suite à une trépanation consécutive à une chute de cheval, pendant un répit entre son coma et son décès à l’age de 29 ans.

Par delà l’amertume et la rancoeur, le pardon et la foi :

J’ai révélé mon cœur à Dieu de l’innocence.

Il a vu mes pleurs pénitents ;

Il guérit mes remords, il m’arme de constance :

Les malheureux sont ses enfants.

Mes ennemis, riant, ont dit dans leur colère :

Qu’il meure et sa gloire avec lui !

Mais à mon cœur calmé le Seigneur dit en père :

« Leur haine sera ton appui.

A tes plus chers amis ils ont prêtés leur rage ;

Tout trompe la simplicité :

Celui que tu nourris court vendre ton image,

Noire de sa méchanceté.

Mais Dieu t’entend gémir, Dieu vers qui te ramène

Un vrai remord né des douleurs,

Dieu qui pardonne enfin à la nature humaine

D’être faible dans les malheurs.

J’éveillerai pour toi la pitié, la justice

De l’incorruptible avenir ;

Eux-même épureront, par leur long artifice

Ton honneur qu’ils pensent ternir ».

Soyez béni, mon Dieu ! vous qui daignez me rendre

L’innocence et son noble orgueil ;

Vous qui, pour protéger le repos de ma cendre,

Veillerez près de mon cercueil !

Au banquet de la vie, infortuné convive,

J’apparus un jour, et je meurs :

Je meurs, et sur ma tombe, où lentement j’arrive,

Nul ne viendra verser des pleurs !

Salut, champs que j’aimais, et vous, douce verdure,

Et vous, riant exil des bois !

Ciel, pavillon de l’homme, admirable nature,

Salut pour la dernière fois !

Ah ! Puissent voir longtemps votre beauté sacrée

Tant d’amis sourds à mes adieux !

Qu’ils meurent plein de jours, que leur mort soit pleurée,

Qu’un ami leur ferme les yeux !

Gilbert

1751-1780

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