Prier, c'est facile !

Bonjour à toi, qui que tu sois. Que tu aimes prier, que tu cherches des idées pour alimenter ta prière et ta réflexion, ou que tu te demandes ce que c'est que la prière, ce blog est pour toi. N'hésite pas à me laisser tes commentaires. Bonne visite.

19 septembre 2009

Le lait de Dieu

Moïse rencontre un berger au désert.

Il passe la journée avec lui et l’aide à traire ses brebis. Le soir, il voit le berger verser son lait le meilleur dans une écuelle qu’il dépose sur une pierre, à quelque distance de l’endroit où ils se trouvent. _cueille_de_lait

Moïse lui demande à qui ce lait est destiné et le berger lui répond : « C’est le lait de Dieu ».

Intrigué, Moïse le presse de s’expliquer. Le berger lui dit alors : « Je mets toujours de côté le lait le meilleur et je l’offre à Dieu. ».

Moïse plus averti que le berger en sa foi naïve, interroge : « Et Dieu le boit ? » « Oui », répond le berger.

Moïse estimant qu’il est de son devoir d’éclairer le pauvre homme, lui explique alors que Dieu, pur esprit, ne saurait boire du lait. Comme le berger se refuse à le croire, après une brève discussion, Moïse lui suggère de se cacher derrière les buissons pour voir si Dieu viendra vraiment boire son lait.

Le berger se cache, la nuit tombe.

Au clair de lune, il voit un renardeau venir du désert en trottinant ; après avoir regardé à droite et à gauche, l’animal fonce sur le lait qu’il lape goulûment puis s’enfonce à nouveau dans le désert.

renardLe lendemain, Moïse retrouve le berger tout déprimé : « Qu’est-ce qui ne va pas ? » lui demande-t-il.

Tu avais raison, gémit le berger, Dieu est un pur esprit et il ne veut pas de mon lait ! »

Etonné, Moïse s’écrie : « Tu devrais être content ! Tu en sais davantage sur Dieu qu’il y a quelques jours ! »

« Oui, répond le berger, mais la seule chose qui me permettait de lui montrer mon amour m’a été enlevée ! ».

Moïse comprend alors et, se retirant dans la solitude, il prie de toutes ses forces. Au cours de la nuit Dieu apparaît et lui dit : « Moïse, tu t’es trompé. C’est vrai que je suis un pur esprit mais je n’en acceptais pas moins avec plaisir le lait offert par le berger en gage de son amour ; toutefois, comme je n’avais pas besoin de son lait, je le partageais avec ce renardeau qui en est friand. »

Antoine Bloom

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10 août 2009

J'ai rencontré un berger

Une histoire vécue, qui ressurgit chaque année dans mon esprit… Un souvenir d’une intense émotion, qui me trouble toujours.

A une époque de ma vie particulièrement douloureuse, où la souffrance était trop violente, je me suis confié à la nature. J’aime cette nature, son invitation, les rencontres qu’elle permet.

Que de routes et de chemins n’ai-je pas parcourus,…. Revêtu de ma combinaison de cuir rouge et blanche, visière de mon casque ouverte, je pilotais ma moto, je respirais la liberté, je fuyais la tristesse, je flirtais avec la nature.

Un matin de mai, à la sortie d’un village, alors que je me rafraîchissais le visage avec l’eau d’un petit ruisseau, j’ai rencontré un berger. Il faisait boire ses chèvres ; il m’a fait un signe. C’était une invitation à partager son petit-déjeuner.

chevre_berger_pierreJe me suis approché, je me suis assis, il m’a accueilli avec une exquise humanité. Nous n’avons échangé aucune parole ; ses yeux étaient rieurs, ses chèvres affectueuses.

Ma tasse de café terminée, ma tranche de pain brun avalée, j’ai pensé que je l’avais suffisamment dérangé. Je me suis levé et me suis dirigé vers ma moto. En partant, j’ai salué d’un geste amical de la main.

Toute la journée, je me suis interrogé sur cette curieuse et émouvante rencontre.

Le lendemain, je me suis levé tôt pour être, à la même heure, au même endroit, près du ruisseau. Mon berger était là, ses chèvres aussi. Sur le rocher qui, la veille, m’avait servi de siège, la même tranche de pain brun m’attendait.

J’ai accepté la tasse de café avec un tendre sourire, j’ai mangé le pain avec gourmandise, les chèvres sont revenues me faire des câlins, probablement intéressées par mon pain. Je n’osais rompre ce silence, qui était d’une communication si intense qu’il effaçait ma tristesse.

J’y suis retourné presque tous les matins. Je partais de Marseille à 6h, j’étais de retour vers 9h et j’allais au bureau.

Lors de notre 25 ou 30ème rencontre, le berger m’avait dit : « Ne viens pas les jours où il pleut. » Pourtant, un matin du mois d’août, malgré un temps couvert et la pluie prévisible, je suis parti à notre rendez-vous habituel. Mais en arrivant en haut du chemin, je n’ai pas aperçu les chèvres. Tandis que mes yeux fouillaient la campagne, un homme surgi je ne sais d’où, me dit d’une vois grave et rocailleuse : « Il ne viendra plusberger_partant : il est mort hier soir… ».

L’homme s’en est retourné ; je suis allé me rincer les yeux au ruisseau et j’ai repris la route de Marseille. J’ai roulé sous la pluie sans même m’en rendre compte : la pluie était mes larmes. J’ai aimé que le ciel pleure aussi.

Ma rencontre avec ce berger est devenue un instant d’éternité, un instant plus vaste que la mer, plus ensoleillé que le soleil. Nous avions, ensemble, osé des gestes d’une telle simplicité qu’ils enjambent toute l’ombre du monde, dans le pressentiment d’une victoire qui traverse la mort même.

Dire silencieusement, il me l’a appris. Avec lui, j’ai partagé le pain. Une façon de parler et de partager que j’ai retrouvée, beaucoup plus tard, chez les oblats.

Raymond Cance

Dans « Audacieux pour l’Evangile » n° 34 de juillet 2009

Regards des Oblats de Marie Immaculée.

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29 juillet 2009

L'arbre de vie

Les yeux tout embués, le cœur battant, le petit garçon éveillé par un cauchemar demande une histoire à sa maman.
Ce petit garçon a rêvé qu’un arbre mort très méchant voulait le dévorer.
P1010382Sa maman le prend dans ses bras et commence son récit.
« Tu sais l’arbre que tu as vu, au début il n’était pas méchant, ni maintenant d’ailleurs ; je vais te raconter son histoire…
Il était une fois un grand pré tout vert sous le soleil. Dans ce pré, il y avait un arbre qui commençait à sortir. Ce petit arbre avait un peu peur, il était tellement petit que chaque fois que le vent soufflait un peu, il tremblait, chaque fois qu’il pleuvait il avait peur d’être mouillé, il avait peur que le soleil s’il brillait trop longtemps, le brûle. Le petit arbre avait peur aussi d’être écrasé par des grandes personnes qui marchaient dans ce pré.


Alors le petit arbre voulait grandir très vite pour devenir plus fort, et puis un jour alors qu’il avait plu, le petit arbre a vu qu’il faisait de nouvelles feuilles. Il s’est dit : « Tiens, la pluie n’est pas si méchante, elle m’aide à grandir ». Le vent s’est mis à souffler et a sécher les larmes du petit arbre. Il s’est dit : « Tiens le vent aussi est gentil, il sèche mes larmes ». Et le soleil s’est mis à briller pour le petit arbre qui avait compris que les éléments autour de lui l’aidaient à grandir. Quand il est devenu adolescent, l’arbre s’est senti très fort, il regardait les gens de haut, maintenant ils ne pouvaient plus l’écraser. Et puis, il a commencé à voir ses feuilles tomber… Alors la peur l’a envahit comme quand il était enfant, il a regardé autour de lui et il a vu que les autres arbres aussi avaient perdu leurs feuilles. Alors il a demandé à un vieil arbre ce qui se passait, et celui ci lui répondit : « Tu sais, parfois nous possédons des choses et nous ne les voyons plus. Alors nous n’en prenons pas soin et puis quand ces choses là tombent et ne sont plus là, elles nous manquent… Alors nous faisons « peau neuve » comme on dit. Ne t’inquiète pas, les feuilles repousseront quand tu en auras besoin et tomberont au fil des saisons… c’est la vie »
L’arbre se senti rassuré et au fil des saisons il comprit beaucoup de choses sur la vie, il donnait des fleurs et des fruits même aux personnes qui lui avaient peut être un jour fait du mal. Mais ça ne l’avait pas empêché de grandir, au contraire.
L’arbre est devenu adulte ; ses racines sont devenues de plus en plus solides et tout le monde venait le voir parce qu’il donnait toujours l’impression de sourire. Les enfants jouaient autour de lui, les adolescents s’abritaient du soleil et les adultes l’enviaient de le voir si beau.
« Mais pourquoi maman il m’a fait peur avec ses grandes branches ? »
« Il ne voulait pas te faire peur, il était juste un peu triste comme nous pouvons l’être parfois, et il t’a tendu les bras… il ne faut pas avoir peur des arbres et des personnes tristes ou qui ne te paraissent pas comme les autres. Il faut juste les regarder et essayer de comprendre.
Cet arbre mon enfant, nous sommes comme lui, nos larmes nous aident à grandir et parfois nous perdons des choses ou des êtres qui nous sont chers et nous avons besoin de faire peau neuve. Et même si le vent nous bouscule parfois, même si, à certains moments le soleil reste caché derrière les nuages, il faut bien ouvrir les yeux pour le voir et tu le verras et il te réchauffera ; mais n’oublie jamais qu’il ne faut pas regarder les gens de haut et se croire plus fort que eux…..
Voilà , tu vois il ne te faut pas avoir peur de cet arbre… il vit et grandit comme toi… c’est l’Arbre de vie.

De Feedamour

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01 mai 2009

A un rien près

"Dis-moi, combien pèse un flocon de neige ?" demanda la mésange à la colombe.Colombes 

"Rien d'autre que rien", fut la réponse.

Et la mésange raconta alors à la colombe :
"J'étais sur une branche d'un sapin quand il se mit à neiger.

Pas une tempête. Non, juste comme un rêve, doucement, sans violence.

Comme je n'avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3.751.952. Lorsque le 3.751.953ème tomba sur la branche - rien d'autre que rien comme tu l'as dit - celle-ci cassa."

M_sange

Sur ce, la mésange s'envola.

La colombe, une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :

"Peut-être ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix !"

ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture)

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03 avril 2009

Sauvetage en mer

Il y a plusieurs années, dans un petit village de pêcheurs hollandais, un jeune garçon fit connaître au monde les récompenses découlant d'une bonne action. Du fait que le village entier reposait sur l'industrie de la pêche, il était nécessaire d'avoir une équipe de sauveteurs volontaires en cas d'urgence.

     Une nuit que les vents faisaient rage, les nuages crevèrent et une forte bourrasque fit chavirer une embarcation en mer. À bout de ressources et en difficulté, l'équipage lança un appel de détresse. Le capitaine du canot de sauvetage sonna l'alarme et les villageois se rassemblèrent sur la place du village surplombant la baie. Pendant que l'équipe de sauveteurs mettait leur embarcation à l'eau et se frayait un chemin à travers des vagues rugissantes, les villageois attendaient impatiemment sur la rive, munis de lanternes pour baliser le chemin du retour.

     Une heure plus tard, l'embarcation de sauvetage réapparut dans la brume et les villageois réjouis s'élancèrent pour sauvetagel'accueillir. Tombant épuisés sur le rivage, les volontaires rapportèrent que l'embarcation n'avait pu prendre un passager de plus et qu'ils avaient dû laisser un homme derrière. Un seul passager de plus aurait sans doute fait chavirer le bateau et tous auraient été perdus.

     Avec frénésie, le capitaine fit appel à une autre équipe de volontaires pour aller chercher le dernier survivant. Le jeune Hans, âgé de 16 ans, s'avança. Sa mère s'accrocha à sa manche, en implorant : « N'y va pas, je t'en prie. Ton père est mort dans un naufrage, il y a dix ans, et ton frère aîné, Paul, est disparu en mer depuis trois semaines. Hans, tu es tout ce qui me reste ».

     Hans répondit : « Mère, je dois y aller. Qu'arriverait-il si tout le monde disait : ' Je ne peux pas y aller, que quelqu'un d'autre le fasse '? Mère, cette fois je dois faire mon devoir. Lorsque vient l'appel, nous devons y répondre chacun à notre tour ». Hans embrassa sa mère, rallia l'équipe et disparut dans la nuit.

     Une autre heure s'écoula, qui sembla une éternité à la mère de Hans. Enfin, l'embarcation apparut dans la brume. Hans se tenait à la proue. Les mains en porte-voix, le capitaine demanda : « Avez-vous trouvé l'homme perdu? » À peine capable de contenir sa joie, Hans cria avec excitation : « Oui, nous l'avons trouvé. Dites à ma mère que c'est mon frère aîné, Paul ! »

Dan Clark dans Bouillon de poulet pour l'âme

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09 mars 2009

Changer la vie

PORTE3"Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

"Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.

"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE".
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.


Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit leporte1 Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES"."C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout
ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions
et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil homme disparut.


Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME"."Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."

"C'est bien," dit le Sage.

"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise." "C'est justement ton prochain
apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.

PORCHE3Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait

"ACCEPTE-TOI TOI-MEME."

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer.
Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."

"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte."

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut
"ACCEPTE LES AUTRES".

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.


Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres
totalement, inconditionnellement." "C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde
qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai.
Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."

"C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme.
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence".

Et le Vieil Homme disparut."

Anonyme

PORCHE2

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12 février 2009

Les outils du menuisier

On raconte qu’il y eut, une fois, dans une menuiserie, une étrange réunion des outils, pour arranger leurs différends.

Le marteau exerça la présidence, mais on lui fit savoir qu’il devait y renoncer. Pourquoi ? Parce qu’il faisait beaucoup trop de bruit et il passait tout son temps à frapper les autres. Le marteau accepta le jugement mais il demanda d’expulser aussi le tournevis parce qu’il fallait beaucoup le tourner pour qu’il serve à quelque chose. Dépité, celui-ci accepta de se retirer mais il demanda l’expulsion du papier de verre parce qu’il était trop rugueux et avait trop de frictions avec les autres. Le papier de verre accepta de se retirer mais demanda qu’on en fasse autant avec le mètre qui mesurait tous les autres, à sa mesure, comme s’il était parfait.

A ce moment-là le menuisier entra, mit son tablier, commença le travail, utilisa le marteau, le tournevis, le  papier de verre, et le mètre et finalement le bois grossier devint un magnifique berceau pour accueillir la vie.

Quand il quitta la menuiserie, la délibération reprit.

C’est alors que la scie prit la parole et dit :outils_du_menuisier

"Messieurs, c’est évident que nous avons tous des défauts mais le menuisier travaille avec nos qualités et c’est ce qui fait notre valeur. Alors ne nous concentrons plus sur nos limites mais sur ce qui fait notre valeur." L’assemblée trouva, en effet, que le marteau était fort, le tournevis unissait bien les pièces et leur donnait de la solidité, le papier de verre supprimait les aspérités et rendait le bois très doux, le mètre était précis et exact. 

Ensemble, ils virent qu’ils pouvaient former une équipe capable de produire des objets de qualité. Ils en furent très fiers.

Conte suédois

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22 août 2008

Gestion du temps

Un jour, un vieux professeur de l'École Nationale d'Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.
Ce cours constituait l'un des 5 ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "faire passer sa matière ".
Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait lui enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".

vaseDe dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre de plus de 4 litres qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
"Est-ce que ce pot est plein?".
Tous répondirent : "Oui".
Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et réitéra sa question :
"Est-ce que ce pot est plein?". Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondît: "Probablement pas !".Galets_symboliques
"Bien !" répondît le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il redemanda : "Est-ce que ce pot est plein ?".
Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent :
"Non!".
"Bien!" répondît le vieux prof.
Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'a ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
"Quelle grande vérité nous démontre cette expérience? "

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : "Cela démontre que mêmecailloux lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ".
"Non" répondît le vieux prof. "Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante :
"Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : "Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?"
"Votre santé ?"
"Votre famille ?"
"Vos ami(e)s ?"
"Réaliser vos rêves ?"
"Faire ce que vous aimez ?"
"Apprendre ?"
"Défendre une cause ?"
"Vous relaxer ?"
"Prendre le temps... ?"
"Ou... tout autre chose ?"
vase_sable"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même, la question :

"Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie?"
Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)"
D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire

et quitta lentement la salle.

Anonyme

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28 juin 2008

Chez le coiffeur

Un homme est allé chez un coiffeur pour couper ses cheveux et sa barbe.

L'homme et le coiffeur ont commencé à parler.

Ils ont parlé de tant de choses et de divers sujets.

Quand ils ont par la suite touché au sujet de Dieu, le coiffeur dit :

« Je ne crois pas que Dieu existe ».

« Pourquoi vous dites ça ? » a demandé le client.

« Bon, vous devez juste sortir dans la rue pour vous rendre compte que

Dieu n'existe pas.

Est-ce que, si Dieu existait, il y aurait tant de personnes malades?

Y aurait-il des enfants abandonnés ? Si Dieu existait, on ne

souffrirait pas de douleur.

Je ne peux pas m'imaginer aimer un Dieu qui permettrait tous ça ».

Le client a pensé pendant un moment, mais n'a pas répondu parce qu'il

n'a pas d'argument.

Le coiffeur a fini son travail et le client sort du magasin.

Juste après, il voit un homme dans la rue avec des cheveux longs,

visqueux, sales.

Il semble très sale.

Le client revient et entre à nouveau dans le magasin du coiffeur, et il lui dit :

« Tu sais quoi ? Les coiffeurs n'existent pas».

«  Comment pouvez-vous dire ça ? » a demandé le coiffeur étonné. « Je suis là

et je suis un coiffeur et je viens de vous couper les cheveux ! »

« Non ! hurle le client. Les coiffeurs n'existent pas ; parce que s'ils

existaient, il n'y aurait personne avec de longs cheveux sales comme

cet homme qui est dehors ».

« Ah, mais les coiffeurs existent ! Ce qui se produit, c'est que ces

gens ne viennent pas à moi ».

«  Exactement ! affirme le client. C'est bien ça ! Dieu, aussi, existe !

Ce qui se produit, c'est que les gens ne vont pas chez lui et ne le

recherchent pas. C'est pourquoi il y a tellement de douleur et de

souffrance dans ce monde. »

Anonyme

coiffeur

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03 mars 2008

VOUS faites toute la différence

Un prof avait l'habitude,

en fin d'études, de donner un cordon violet

sur lequel on pouvait lire

"Qui je suis fait toute la
différence" imprimé en lettres dorées.

  Il disait à chaque étudiant à cette occasion

pourquoi il l'appréciait et pourquoi le cours était différent grâce à lui.

  Un jour, il a l'idée d'étudier l'effet de ce processus

sur la communauté, et envoie ses étudiants remettre des cordons

à ceux qu'ils connaissent et qui "font la différence".

  Il leur donne 3 cordons en leur demandant ceci :

  "Remettez un cordon violet à la personne de votre choix en lui
disant pourquoi elle fait la différence pour vous, et donnez-lui
deux autres cordons pour qu'elle en remette un elle-même et ainsi
de suite. Faites-moi ensuite un compte-rendu des résultats."

  L'un des étudiant s'en va, et va le remettre à son patron
(car il travaillait à mi-temps) un gars assez grincheux,

mais qu'il appréciait.

  "Je vous admire beaucoup pour tout ce que vous faites,
pour moi vous êtes un véritable génie créatif et un homme juste.
Accepteriez-vous que j'accroche ce cordon violet à votre veste
en témoignage de ma reconnaissance ?"

  Le patron est surpris, mais répond : "Eh bien, euh, oui, bien
sûr..."

  Le garçon continue : "Et accepteriez-vous de prendre des 2 autres
cordons violets pour les remettre à quelqu'un qui fait toute la
différence pour vous, comme je viens de le faire ? C'est pour une
enquête que nous menons à l'université."

  "D'accord"

  Et voilà notre homme qui rentre chez lui le soir, son cordon
à la veste. Il dit bonsoir à son fils de 14 ans, et lui raconte :
"Il m'est arrivé un truc étonnant aujourd'hui. Un de mes employés
m'a donné un cordon violet sur lequel il est écrit, tu peux le voir,
"Qui je suis fait toute la différence". Il m'en a donné un autre
à remettre à quelqu'un qui compte beaucoup pour moi.

  La journée a été dure, mais en revenant je me suis dit qu'il y a
une personne, un seule, à qui j'aie envie de le remettre.

  Tu vois, je t'engueule souvent parce que tu ne travailles pas
assez, que tu ne pense qu'à sortir avec tes copains et que ta
chambre est un parfait foutoir... mais ce soir je voulais te dire
que tu es très important pour moi. Tu fais, avec ta mère, toute
la différence dans ma vie et j'aimerais que tu acceptes ce cordon
violet en témoignage de mon amour. Je ne te le dis pas assez, mais
tu es un garçon formidable !"

  Il avait à peine fini que son fils se met à pleurer, pleurer,
son corps tout entier secoué de sanglots.

  Son père le prend dans ses bras et lui dit "Ca va, ça va...
est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessé ?"

  "Non papa... mais.. snif... j'avais décidé de me suicider
demain. J'avais tout planifié parce que j'étais certain que tu
ne m'aimais pas malgré tous mes efforts pour te plaire.
Maintenant tout est changé...",
son corps tout entier secoué de sanglots.

Christian Godefroy

Posté par tapriere à 20:01 - Contes - Paraboles - Commentaires [1] - Permalien [#]
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